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Dans le scandale des téléphones piratés, la police abandonne une tentative d'utilisation de la Loi sur les secrets officiels contre une journaliste

Après avoir menacé d'utiliser la Loi rétrograde sur les secrets officiels pour forcer une journaliste du « Guardian » à révéler ses sources dans le scandale des téléphones piratés, la Police Métropolitaine de Londres tient une réunion à huis-clos avec des députés de la Chambre des communes pour expliquer sa décision, selon ce que rapportent Index on Censorship et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

La Police Métropolitaine de Londres a tenté d'obtenir du tribunal une injonction en vertu de la Loi afin de contraindre la journaliste Amelia Hill de remettre ses notes concernant son histoire saisissante selon laquelle le « News of the World » avait piraté le téléphone de Milly Dowler, qui a été victime d'un meurtre. Les membres de l'IFEX ont sévèrement critiqué cette tentative d'intrusion de la part de la police, soulignant que cela aurait pour effet de diminuer les chances que les sources se confient aux journalistes à l'avenir et donc que cela nuirait gravement au journalisme d'enquête. La menace contre le journalisme d'enquête est encore plus prémonitoire dans cette affaire car ce sont les reportages de Hill qui ont fait la lumière sur le scandale.

La Commission de police de Londres a mis fin mardi à ses tentatives pour invoquer la Loi sur les secrets d'État, après un avoir soulevé un tollé du public ainsi que de la part des organisations de défense de la liberté de la presse, dont Index et la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Toutefois, la nouvelle voulant que le sous-commissaire adjoint de la police répondrait uniquement aux questions concernant la tentative répréhensible de la Commission au moyen d'une réunion secrète n'a fait qu'exacerber la colère.

« La tentative d'utilisation de la Loi sur les secrets officiels contre un journaliste constituait une attaque scandaleuse contre la liberté de parole; les personnes responsables doivent s'expliquer non seulement devant le parlement, mais devant tout le pays », dit John Kampfner, directeur général de Index.

Le 27 octobre 2011, une conférence intitulée « La Réglementation des médias » et bénéficiant de l'appui du groupe Index aura lieu à Londres dans le but de promouvoir la discussion et des stratégies pour contrer les grandes menaces récentes posées à la liberté de la presse, notamment celles qui ont suivi le scandale du piratage téléphonique par le « News of the World », ainsi que les injonctions contre les fournisseurs de médias sociaux.

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