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Volte-face de la Maison Blanche sur la publication de photos de sévices infligés par l'armée à des prisonniers

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières exprime sa profonde déception après la décision du président Barack Obama, le 13 mai 2009, de s'opposer à la décision de justice autorisant la publication de photos de sévices infligés aux prisonniers détenus par l'armée américaine en Afghanistan et en Irak.

"Après l'engagement pris de ne pas s'opposer à la décision du tribunal, et l'accent mis par le président Obama lui-même sur l'ouverture et la transparence lors de son entrée en fonctions, cette volte-face est une déception", a déclaré Reporters sans frontières.

"Le revirement est complet. Les récentes déclarations du président Obama contredisent ses propos du 21 janvier dernier. Dans le mémorandum sur la liberté de l'information, Barack Obama avait affirmé que les 'spéculations' et les 'craintes abstraites' ne sauraient justifier la classification de documents comme confidentiels", a poursuivi l'organisation de défense de la liberté de la presse.

"Ce n'est pas au gouvernement mais à la justice de décider si une information est digne d'intérêt ou non pour le public. Cette volte-face est un revers pour la liberté de la presse et l'équilibre des pouvoirs qui est un des piliers de la démocratie. Nous appelons le Président à respecter la décision de la cour et son propre engagement en faveur de la transparence et de la responsabilité", a conclu Reporters sans frontières.

Une cour d'appel fédérale, saisie par l'Union américaine pour les libertés civiques (ACLU), a en effet conclu qu'il n'existait pas de preuves suffisantes que la publication des clichés pourrait mettre en danger les forces américaines et leurs alliés. Elle a ordonné que ces images soient rendues publiques le 28 mai 2009 au plus tard. En avril, l'administration Obama avait déclaré à un magistrat qu'elle ne s'opposerait pas à une injonction de publier ces photographies, après l'action en justice de l'ACLU. Pourtant, le 13 mai, le président Barack Obama est revenu sur sa promesse. Il a justifié cette décision en expliquant que leur publication ne contribuerait en rien à une meilleure compréhension par la population des questions soulevées par les interventions militaires américaines en Afghanistan et en Irak.

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