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RSF s'inquiète des nouvelles règles de la Maison Blanche pour les journalistes

Une conférence de presse, dans la Maison Blanche, à Washington, D.C., le 7 novembre 2018
Une conférence de presse, dans la Maison Blanche, à Washington, D.C., le 7 novembre 2018

Calla Kessler/The Washington Post via Getty Images

Cet article a été initialement publié sur rsf.org le 21 novembre 2018.

Les nouvelles règles concernant l'organisation des conférences de presse à la Maison Blanche annoncées par l'administration Trump en même temps que la restitution du badge de Jim Acosta suscitent l'inquiétude de Reporters sans frontières (RSF). Les reporters ne pourront désormais poser qu'une seule question
Lors des conférences de presse de la Maison Blanche, les journalistes ne devront désormais poser plus qu'une seule question. Une éventuelle relance sera accordée par Donald Trump ou un représentant de l'administration selon leur bon vouloir, et ils devront obéir quand on leur ordonnera de rendre le micro. Telles sont les nouvelles règles annoncées par la Maison Blanche, le 19 novembre, alors que celle-ci rétablissait l'accréditation du journaliste de CNN Jim Acosta. En cas d'infraction, les journalistes s'exposeront à une révocation de leur accréditation.

"Les nouvelles règles instaurées par la Maison Blanche en ce qui concerne les conférences de presse font passer des pratiques journalistiques fondamentales pour des comportements inconvenants et répréhensibles", a déclaré Margaux Ewen, directrice du bureau Amérique du Nord de RSF. "L'administration n'a même pas jugé bon d'associer l'Association des correspondants de la Maison Blanche à l'élaboration de ces règles, ce qui est d'autant plus préoccupant. Même si nous nous réjouissons du fait que Jim Acosta ait récupéré son accréditation, nous sommes très préoccupés par ces nouvelles régulations qui pourraient mener à des révocations d'accréditations arbitraires."

"L'Association des correspondants de la Maison Blanche n’a aucunement participé à l'élaboration de ces règles", a affirmé Olivier Knox, le président de cette association, dans un communiqué. "Depuis que des conférences de presse à la Maison Blanche existent, les journalistes ont toujours pu faire des relances. Nous nous attendons à ce que cette tradition perdure."

Si des reporters ont déjà été privés de leur accès à la Maison Blanche pour des raisons de sécurité sous de précédentes administrations, le cas de Jim Acosta représente une situation inédite. Il s'agit de la première fois qu'un journaliste se trouve exclu de ces lieux en raison de son comportement lors d'une conférence de presse, comme l'a souligné Foreign Policy.

Après la restitution de l'accréditation de Jim Acosta, CNN a de son côté abandonné sa procédure judiciaire contre la Maison Blanche. "Nous avons hâte de reprendre notre travail et de couvrir la Maison Blanche", a déclaré la chaîne d'information.

Les États-Unis occupent le 45e rang sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2018 de RSF, après avoir reculé de 2 places en 2017.

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