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Les résultats du référendum empêchent une réforme qui aurait négativement affecté les garanties de la liberté de la presse

(RSF/IFEX) - A l'issue de la courte victoire du "Non" au référendum constitutionnel du 2 décembre 2007, RSF souhaite que s'ouvre un débat serein et pacifié sur la situation des médias et au-delà, des libertés publiques dans le pays. La réforme, qui portait sur 68 articles de la Constitution de 1999, introduisait notamment la possibilité pour le chef de l'État de décréter l'état d'exception unilatéralement et sans limitation de durée, et de suspendre la liberté de la presse le cas échéant. Le "Non" l'a emporté par 51% des suffrages, contre 49% de "Oui", d'après les statistiques données par le Conseil national électoral.

"Ce vote clôt une année marquée, entre autres, par l'exclusion du réseau hertzien de la chaîne Radio Caracas Televisión (RCTV), une polarisation partisane jamais atteinte et de nombreuses violences envers les médias, publics comme privés, proches du pouvoir comme de l'opposition. Nous sommes convaincus que la question centrale des médias et les dispositions de la réforme relatives à la liberté de la presse ont influé directement sur le résultat du vote. Ce résultat, très serré, est révélateur des très fortes divisions qui pèsent sur la société vénézuélienne. Nous saluons l'attitude responsable du président Hugo Chávez, qui a félicité l'opposition pour sa victoire, et a promis de respecter la voix majoritaire des citoyens. Dans ces conditions, l'issue du référendum engage tant le pouvoir que la société civile à dialoguer pacifiquement et sereinement de l'avenir des médias et des libertés publiques. Le référendum doit signer la fin de l'épreuve de force et de la guerre médiatique", a déclaré RSF.

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