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Chávez appuie ses menaces aux médias

Le président Hugo Chávez accentue sa campagne d'intimidation constante contre les médias critiques du pays. Cette fois-ci, il a exigé des officiels qu'ils prennent des mesures contre les médias qui « empoisonnent » le Venezuela, ou qu'ils démissionnent.

Lors d'une de ses émissions à la radio et à la télévision, « Aló Presidente », Chávez a déclaré « Acquittez-vous de votre tâche - c'est pour cela que vous êtes là, autrement démissionnez et laissez quelqu'un qui a le courage de le faire. ». Chávez a adressé ce message à la Procureure générale Luisa Ortega Díaz, au ministre des Travaux publics et de l'Habitation Diosdado Cabello, et au Tribunal suprême de Justice, selon ce que rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

« En menaçant les médias d'une action directe, le président Chávez outrepasse son autorité et accentue ses efforts pour étouffer la dissidence », dit le Coordonnateur principal du Programme du CPJ sur les Amériques, Carlos Lauría. « Nous invitons Chávez à mettre fin à cette campagne de harcèlement systématique des médias. »

Le CPJ, l'Institut pour la presse et la société (IPYS), la Société interaméricaine de la presse (SIP) et Reporters sans frontières (RSF) ont aussi fait part de leur préoccupation devant les accusations auxquelles s'expose la station de nouvelles télévisées « Globovisión » à la suite de la couverture du tremblement de terre du mois dernier.

« Globovisión » a été le premier média à rapporter le tremblement de terre d'une magnitude de 5,4 qui a secoué Caracas début mai. La chaîne a été la cible d'une descente le mois dernier, accusée d'avoir enfreint l'article 29 de la Loi sur la responsabilité sociale à la Radio et à la Télévision, qui rend illégal pour les médias de « promouvoir la guerre, de la justifier ou d'y inciter; de promouvoir la perturbation de l'ordre public, de la justifier ou d'y inciter ».

Avec la fermeture de « Radio Caracas Televisión » (RCTV) en 2007 et l'adoucissement de l'attitude des deux autres réseaux privés « Televén » et « Venevisión » ces dernières années, « Globovisión » est la seule station de télévision qui reste à critiquer effectivement le gouvernement.

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