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Un travailleur des médias est enlevé; la protestation est criminalisée

La police du Venezuela a tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants et détenu des journalistes qui couvraient des manifestations dans l'État d'Aragua, et un chef des nouvelles a été enlevé dans une autre région du pays, rapporte l'Institut pour la presse et la société (Instituto Prensa y Sociedad, IPYS). Et d'après Reporters sans frontières (RSF), le président Hugo Chávez continue de lancer des appels à une plus grande réglementation de l'Internet.

Le 12 mars, la police a détenu les journalistes Rafael Uzcátegui, Marcos Ponce et Robert Calzadilla, membres de l'organisation de défense des droits de la personne Provea, tandis qu'ils couvraient des manifestations de protestation contre la criminalisation de la protestation sociale. Leur équipement a aussi été saisi.

Et dans l'ouest du Venezuela, cinq hommes masqués ont enlevé le 15 mars Carlos Ignacio Rocca, chef de la salle des nouvelles de « Televiza TV » et fils du président de la station régionale de Televiza.

Par ailleurs, après qu'un site web de nouvelles et de commentaires eut rapporté, erronément, l'assassinat d'un ministre, le président Chávez a demandé des poursuites criminelles contre le site. Les modérateurs du site ont déclaré que la fausse information avait été retirée peu après que le site en eut été avisé. Dans une annonce à la télévision le 13 mars, le président Chávez a déclaré : « L'Internet ne peut pas être un espace complètement libre, où on dit et on fait n'importe quoi. Non, chaque pays doit imposer ses propres règles. »

« Le gouvernement utilise cette affaire comme prétexte pour légitimer la réglementation d'un espace qui, jusqu'à maintenant, échappe à son contrôle », dit RSF.

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