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Un important suspect dans une affaire de meurtre d'un journaliste est condamné à 25 ans de prison

Un ancien officier de la police, qui était le principal suspect en rapport avec le meurtre en 2009 du journaliste vénézuélien Orel Sambrano, a été condamné la semaine dernière à 25 ans de prison, selon ce que rapportent l'Instituto Prensa y Sociedad (IPYS), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). D'après les membres de l'IFEX, le 18 mai, Rafael Segundo Pérez, ancien sergent de la police de Carabobo, s'est vu infliger 25 ans pour conspiration. Il est le premier à être reconnu coupable du meurtre de Sambrano.

Les autorités vénézuéliennes ont arrêté Pérez en février 2009 en rapport avec le meurtre de Sambrano. Selon le CPJ, le tribunal a conclu que Pérez avait fourni aux véritables tueurs des renseignements sur la routine journalière de Sambrano.

Pérez a aussi été reconnu coupable d'avoir participé à l'assassinat, en 2009, d'un vétérinaire de l'endroit. Selon RSF, celui-ci était témoin-clé dans une affaire de trafic de drogue et de blanchiment d'argent contre les Makleds, une famille influente de la région.

« Nous saluons la condamnation », dit le CPJ. « Les autorités vénézuéliennes doivent s'assurer maintenant que toutes les personnes responsables du meurtre du journaliste, notamment le cerveau qui en est à l'origine, sont traduites en justice. »

Sambrano, qui était rédacteur en chef de l'hebdomadaire politique « ABC », vice-président de la station de radio privée « Radio América » et chroniqueur au quotidien régional « Notitarde », a été abattu à Valencia, État de Carabobo, le 16 janvier 2009, après avoir couvert plusieurs affaires de trafic de drogue, dont une impliquant les Makleds.

Les autorités allèguent que l'homme d'affaires local Walid Makled a comploté ce crime, mais reste en fuite. D'après RSF, José Luque Daboín et l'ancien officier de police David Antonio Yánez doivent subir leur procès le 21 juin pour leur rôle dans ce meurtre.

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