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Exigez la libération des écrivains emprisonnés injustement au Vietnam

Deux des sept écrivains toujours incarcérés à la suite de la sévère répression que le gouvernement vietnamien a lancée contre les dissidents non violents en août et septembre derniers se voient toujours nier tous droits de visite et sont exposés à subir de mauvais traitements, prévient le Comité des écrivains en prison du PEN International (International PEN's Writers in Prison Committee, WiPC). Le WiPC vous demande d'écrire une lettre aux autorités pour exiger leur remise en liberté.

Le 1er avril, la famille de Nguyen Hoang Hai, mieux connu sous le pseudonyme de Dieu Cay, a découvert que l'écrivain et militant avait été transféré de Saïgon à Cai Tau à U Minh, une prison qui non seulement est située à neuf heures de voiture de la famille, mais qui est aussi connue pour la corruption et les violents traitements des prisonniers. Dans un cas récent, un prisonnier a été tellement tabassé par les gardiens de prison qu'il se trouve maintenant dans un état végétatif, selon un rapport de la famille du prisonnier. La famille de Dieu Cay croit que le transfert visait à restreindre ses visites et est s'inquiète vivement de son état de santé.

Dieu Cay a été condamné en septembre 2008 à deux ans et demi de prison pour fraude fiscale, au terme d'un procès à huis clos. Alors que l'accusation de fraude fiscale portée contre Dieu Cay était levée cinq jours après son arrestation et que les citoyens vietnamiens accusés de fraude fiscale personnelle peuvent verser des amendes et éviter l'incarcération, l'affaire contre Dieu Cay semble fondée sur des accusations bidons. Le blogueur sur internet, fondateur du Club des Journalistes au Vietnam, est connu pour son attitude critique à l'égard des pratiques anti-démocratiques et des droits de la personne au Vietnam ainsi qu'à l'égard de la politique étrangère de la Chine.

La famille de Pham Thanh Nghien, journaliste indépendant en ligne, est aussi très préoccupée par l'état de santé de Nghien. Celle-ci a été arrêtée en novembre 2008 parce qu'elle aurait fait de la « propagande contre l'État » et attend toujours un procès. Au moment de son arrestation, Nghien souffrait de graves migraines reliées aux passages à tabac antérieurs subis aux mains des autorités locales. Son état de santé actuel est inconnu, tandis que sa famille s'est vu nier tout accès à la prisonnière.

le site web du WiPC

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