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Les blogueurs sont confrontés à une grave répression en raison des politiques sur la Chine

Les blogueurs et les journalistes du Viêt-nam continuent d'être arrêtés parce qu'ils écrivent des propos critiques à l'égard des politiques du Viêt-nam vis-à-vis de la Chine, d'après ce que rapportent l'Alliance de la presse de l'Asie du Sud-Est (SEAPA), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). La Chine et le Viêt-nam, où une florissante culture du blogue se heurte à de graves mesures de surveillance et à de sévères restrictions, comptent parmi les pires pays d'Asie qui persécutent les blogueurs, rapporte le CPJ.

Nguyen Ngoc Nhu Quynh, une blogueuse qui écrit sous le nom de plume de Me Nam, ou Mère Champignon, a été arrêtée le 28 août par la police qui a fait irruption dans sa maison vers minuit, a déclaré au CPJ le Réseau libre des journalistes du Viêt-nam (FJNV), un groupe indépendant de défense de la liberté de la presse.

Selon les dépêches, elle a accepté de cesser de bloguer comme condition de sa remise en liberté. « Le temps est venu pour moi de mettre fin à ce blogue », a écrit Quynh dans une déclaration manuscrite affichée sur son site web après sa libération, le 13 septembre. « J'ai eu tort et je suis responsable de ce que j'ai fait. »

Récemment, elle avait traité d'un projet controversé d'exploitation d'une mine de bauxite mené par des investisseurs chinois dans la région des hauts plateaux du pays, et de litiges territoriaux avec la Chine au sujet des Îles Paracels et Spratly, indique la SEAPA.

Selon RSF, Quynh a été arrêtée pour la même raison que Bui Thanh Hieu, le blogueur arrêté le 27 août, et que Pham Doan Trang, le journaliste en ligne arrêté le 28 août. Ils ont tous été arrêtés à cause de la volonté du Parti communiste de supprimer toute critique de ses relations avec la Chine durant le dernier droit précédant son congrès de 2011, lors duquel seront décidés les postes les plus importants du pays. Hieu et Trang ont été remis en liberté.

Trang publie « Tuan Viêt-nam », un hebdomadaire en ligne qui fait partie de « Vietnamnet », le site web de nouvelles le plus populaire du pays, dit RSF. Dans ses articles, elle a critiqué le rôle de la Chine lors de la partition du Viêt-nam en 1954 et a réfuté les revendications territoriales de la Chine en mer de Chine méridionale.

Hieu a également écrit des articles sur le projet de mine de bauxite et sur les critiques de ce projet à cause de la menace qu'il pose à l'environnement, dit RSF. Il était sur l'écran-radar de l'État et il a été interrogé à de nombreuses reprises sur ses activités politiques depuis qu'il a pris part l'an dernier à une manifestation « anti-chinoise ».

« Nous déplorons l'arrestation d'un blogueur après l'autre et la répression systématique de la libre parole en ligne », dit RSF. « Les autorités vietnamiennes sont tellement susceptibles à propos des relations avec la Chine qu'on s'interroge sur le rôle que joue le gouvernement chinois dans cette répression des écrits des blogueurs sur la Chine et le Viêt-nam. »

Un troisième blogueur, qui a écrit des articles sous le pseudonyme du « Sphinx » a été détenu par les autorités le 29 août et remis en liberté quatre jours plus tard, rapporte le CPJ. Selon le FJNV, le blogueur a été privé de sommeil pendant ses interrogatoires sur ses articles où il abordait aussi les relations entre le Viêt-nam et la Chine, y compris le projet de mine de bauxite et les litiges territoriaux.

Le gouvernement a annoncé en août qu'il poursuivrait quelques-uns ou la totalité des 27 militants de la démocratie arrêtés ces derniers mois, dit RSF. Le Viêt-nam se classe au 168e rang sur 173 pays dans l'index de la liberté de la presse de RSF pour l'année 2008. En 2008, le CPJ a constaté que les blogueurs et autres journalistes en ligne constituaient, pour la première fois, le groupe professionnel le plus important en prison, soit plus que les journalistes de la presse écrite et électronique.

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