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Amnistie pour deux écrivains emprisonnés, mais des peines iniques pour beaucoup d'autres

Au Viêt-nam, dans la tradition annuelle qui veut que l'on accorde l'amnistie aux prisonniers pour souligner le jour de l'indépendance, le gouvernement a laissé de côté un grand nombre de ceux qui méritaient le plus l'amnistie - les prisonniers d'opinion, rapportent le Comité des écrivains en prison du PEN International (Writers in Prison Committee of PEN International, WiPC), Reporters sans frontières (RSF), Human Rights Watch et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Deux prisonniers politiques seulement figuraient parmi les 10 000 personnes remises en liberté, rapporte le WiPC. Pourtant, il y a des centaines de prisonniers politiques au Viêt-nam, dont un grand nombre sont détenus dans des conditions cruelles, en contravention du droit international, dit Human Rights Watch.

Au début septembre, le poète et blogueur Tran Duc Thach a été libéré deux semaines avant l'expiration de sa peine de trois ans d'incarcération, et le blogueur Nguyen Van Tinh a reçu une amnistie quatre mois avant la fin de sa peine de trois ans et demi de prison. Tous deux avaient été incarcérés parce qu'ils avaient critiqué les politiques du gouvernement, rapportent le WiPC et RSF. Tous deux étaient en très mauvaise santé, ajoute le WiPC.

Au cours des six derniers mois seulement, au moins neuf journalistes ont été jetés en prison au Viêt-nam, ce qui place ce pays « parmi les pires geôliers de journalistes du monde », dit Bob Dietz, directeur du programme Asie au CPJ. Au total, le Viêt-nam détient à l'heure actuelle 20 blogueurs et reporters, selon RSF. Le mois dernier, RSF a fait parvenir au Premier ministre Nguyen Tan Dung une lettre exigeant la libération de tous ceux qui sont en prison à cause de leurs écrits ou de leurs déclarations. Le WiPC invite ceux qui les appuient à écrire des lettres d'appel similaires.

Parmi les personnes toujours emprisonnées se trouve Nguyen Van Hai, un blogueur populaire et défenseur de la liberté de la presse connu sous le pseudonyme de « Dieu Cay » et dont la rumeur veut qu'il ait perdu une main ou un bras en prison. Dieu Cay, fondateur du Réseau libre des journalistes au Viêt-nam, a passé les trois dernières années en prison même s'il a purgé toute sa peine en octobre. On ignore où il se trouve, les visites de sa famille ayant été interrompues il y a déjà plus d'un an.

Human Rights Watch rapporte que 15 militants religieux ont également été arrêtés et sont passibles de plusieurs années de prison en rapport avec des vigiles de prière pour des activistes emprisonnés. Les arrestations ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre, indique Human Rights Watch.

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