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En 2007, Le nombre de violations de la liberté de la presse dénoncées a diminué en Afrique de l'Ouest, selon MFWA

(MFWA/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la MFWA daté du 9 janvier 2008:

Violations de la liberté de la presse diminuent en 2007

Le suivi effectué par la Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) en vue d'établir le niveau d'attaques contre la liberté de la parole et d'expression en 2007 montre un déclin des violations de la liberté de la presse au sein de la sous-région.

Cent quarante-deux (142) cas de violations ont été enregistrés dans 15 sur les 16 pays couverts par la MFWA au sein de la sous-région (y compris la Mauritanie), par comparaison avec cent soixante-huit (168) cas enregistrés en 2006.

Le Niger vient en tête de la liste avec vingt-trois (23) cas d'abus des droits liés à la liberté de la presse. Le Nigéria, qui occupe la première position en ce qui concerne la population et la superficie, suit avec dix-huit (18) cas d'abus. Quant au nombre d'incidents qui restent, la Sierra Leone et le Libéria ont enregistré quatorze (14) cas chacun. Le Ghana est classé cinquième avec treize (13) cas. La Guinée et la Gambie où sévit un état de répression ont suivi avec onze (11) cas chacune. Le Sénégal a suivi de près avec neuf (9) cas. Le Mali et la Mauritanie ont enregistré sept (7) cas chacun, tandis que la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso ont respectivement enregistré huit (8) et six (6) cas. La dernière catégorie de pays dont le nombre d'abus varie entre 2 et 4 ont été le Bénin - deux (2) ; le Togo - trois (3) et la Guinée-Bissau - quatre (4).

Le Cap Vert n'a enregistré aucun cas.

La MFWA a remarqué que comme d'habitude, il se peut que cette compilation exclue plusieurs autres actes de violation éventuels qui n'ont pas été constatés ou signalés. Probablement, les pays ayant un faible niveau de cas n'ont pas été suivis de près. Même pour ceux où davantage de cas semblent avoir été signalés, il se peut que la totalité des cas n'aient pas été enregistrés, surtout si ceux-ci se sont produits en dehors des capitales et des villes.

Par ailleurs, la MFWA a observé que tandis qu'un faible niveau de violations ne veut pas forcément dire que les violations ont été moins graves, un nombre plus élevé de cas n'indique pas non plus que des violations plus odieuses ont eu lieu. Des actes de répression plus odieux et généralement plus violents ont été perpétrés dans deux pays- la Gambie et la Guinée-Conakry. Toutefois, le nombre d'incidents enregistrés est inférieur à celui de la Sierra-Leone, du Liberia et du Ghana, par exemple.

Ce rapport fait simplement état des violations contre la liberté de la presse et ne tient pas compte de plusieurs autres actes de violation de la libre expression ou de violation liés à d'autres domaines de la liberté d'expression au sein de la sous-région, tels que la liberté de l'enseignement. Toutefois, le faible niveau des violations au Mali comprend un cas de violation de la liberté de l'enseignement qui a été particulièrement inquiétant. Les incidents survenus au Mali montrent également une tendance négative non-conforme à la performance impressionnante affichée par le pays ces dernières années.

La MFWA renouvelle l'appel qu'elle a maintes fois lancé aux organisations de droits de l'homme, aux partis politiques et aux dirigeants de ceux-ci ainsi qu'aux organisations de la société civile qui respectent la démocratie pour qu'ils s'associent à la MFWA et aux organisations de plaidoyer pour la liberté d'expression en vue d'intensifier les activités visant à protester contre de telles violations.

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