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Rapport annuel sur la situation des medias

(MFWA/IFEX) - le 27 août 2010 - Depuis treize ans que la Fondation pour les Médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) surveille les attaques contre la libre parole et la liberté d'expression en Afrique de l'Ouest, l'année 2009 a été la plus déplorable. Pour un certain nombre de pays, il y a eu un relatif rapport pacifique entre la presse et le pouvoir en place. Les journalistes dans des pays, dont le Togo et la Mauritanie, qui jusqu'ici ont été "sous la plus haute surveillance", exercent leur métier dans un environnement largement amélioré. Cette amélioration de la Mauritanie a été exprimée par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz en ces termes: "Mon intention est d'encourager la liberté de la presse et la liberté d'expression de tous les Mauritaniens. Malgré toutes les insultes dont j'ai pu être victime, j'ai comme principe de ne jamais attaquer la presse de quelle que manière que ce soit. Je pense que les personnalités publiques qui n'acceptent pas ce principe devraient changer de métier."

Ailleurs, par contre, les abus de la liberté et les abus des droits de l'homme ont fait leur réapparition dans toute leur horreur. La répression opérée le 28 septembre contre les manifestants qui protestaient contre la proposition de la candidature du capitaine Moussa Dadis Camara (leader du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, CNDD) à l'élection présidentielle de la Guinée, suite à la mort de l'autoritaire général Président Lansana Conté, s'est soldée par plus de 200 morts et plus de 1,800 blessés.

En Guinée et Guinée Bissau, des juntes militaires sur des terrains déjà accablés de crises ont érigé en normes les violations de la libre parole et de la liberté d'expression. Les professionnels des médias n'avaient pas le droit de ne pas partager l'avis du pouvoir ou de faire connaître les violations des droits. En Guinée Bissau, où il est "interdit" de discuter du trafic généralisé de la drogue, les médias continuent de faire face au manque de ressources financières et matérielles à tel point que même les organes d'Etat, Radiodifusão Nacional (RDN), Journal Nô Pintcha, ANG ainsi que la télévision nationale (TGB), ont commencé tard la couverture de la campagne pour l'élection présidentielle. Les journaux privés n'ont pas paru dans les kiosques dans le pays du fait du manque de papier recyclé utilisé pour la production et la circulation des journaux.

Au Nigeria, Bayo Ohu, rédacteur adjoint des actualités au journal quotidien privé de marque, The Guardian, a été assassiné de façon horrible chez lui par des assaillants inconnus qui courent toujours.

En général dans la région, les crises politiques et les conflits violents ont créé les conditions pour les abus contre les droits de la presse.

Également, dans la plupart des pays où a sévi la violation contre la presse, les auteurs de ces crimes ont été des agents de la sécurité de l'Etat et des loyalistes ou sympathisants des partis politiques.

Lors de la période en examen, la répression en Gambie a donné lieu à la prolifération des radios et des journaux en ligne qui ont été créés et exploités par des Gambiens en exil. Bon nombre de ces organes ont essayé de diffuser des nouvelles alternatives, des points de vue et de l'information sur les événements quotidiens en Gambie contre la propagande livrée par la presse contrôlée par l'Etat. Foroyaa, un organe de presse proche de l'opposition, est actuellement le seul journal critique dans le pays, tandis que les autres pratiquent l'autocensure sous une forme ou l'autre.

Le meurtre de Deyda Hydara, le rédacteur du journal The Point qui n'a jamais mâché ses mots, demeure non élucidé, et l'on ignore toujours là où se trouve Chief Ebrimah Manneh qui avait été porté disparu.

Tandis que les droits humains fondamentaux et la liberté de presse ont été toujours prévus dans les constitutions respectives des pays en Afrique de l'Ouest, l'abus des droits et les violations de la liberté de presse continuent de se généraliser.

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