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La Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest publie son rapport sur la situation des médias

Les crises politiques et les violents conflits d'Afrique de l'Ouest ont créé les conditions qui favorisent les violations des droits en 2009, apprend-on dans un nouveau rapport de la Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest (MFWA). Le document, intitulé « West Africa 2009: Annual State of the Media Report » (Afrique de l'Ouest : Rapport annuel de 2009 sur la situation des médias), indique que, dans la plupart des pays, les responsables des violations de la liberté de la presse étaient membres du personnel de la sécurité d'État ou des sympathisants de partis politiques. Mais il y a aussi des histoires positives de journalistes résilients et de pays qui se sont portés à la défense de la liberté de la presse.

En Guinée, la sanglante répression des voix de l'opposition et des journalistes par le capitaine Moussa Dadis Camara a entraîné la mort de plus de 200 personnes et provoqué la fuite de plusieurs journalistes qui se cachent pour survivre. Au Nigeria, un adjoint du chef des nouvelles, Bayo Ohu, a été assassiné de manière horrible chez lui.

Au Bénin, le gouvernement tient à sa merci les médias électroniques, tandis que les journaux inondent systématiquement le gouvernement de louanges; les journalistes pratiquent l'autocensure après qu'ils sont achetés par les partis politiques.

La répression de la presse en Gambie a donné naissance à la radio en ligne et à des journaux créés par des Gambiens en exil, qui apportent des nouvelles alternatives critiques qui servent à contrer la propagande des médias contrôlés par l'État.

Par ailleurs, la liberté de la presse s'est améliorée en Mauritanie. Le Président du pays, Mohamed Ould Abdel Aziz, appuie publiquement les droits des médias, « J'ai l'intention d'encourager la liberté de la presse... En dépit de toutes les insultes que j'ai endurées, j'observe le principe de ne jamais attaquer les médias... Je crois que les personnalités publiques qui n'acceptent pas ce principe feraient mieux de changer d'emploi. »

Enfin, au Cap Vert, on n'a recensé aucune attaque contre la presse. Dans ce pays, la constitution protège les journalistes contre la divulgation des sources. « La stabilité politique du pays et la paix ont beaucoup à voir avec l'atmosphère de tolérance de la liberté de parole », dit le rapport.

Pour plus de renseignements, lire le rapport intégral à :

Rapport annuel sur la situation des médias

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