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Des défenseurs de la libre expression sont agressés lors de manifestations

Une manifestation pour exiger la liberté d'expression au Yémen, organisée par l'ONG Femmes journalistes sans chaînes (Women Journalists without Chains), a été brutalement dispersée par la police le 6 octobre, rapporte Reporters sans frontières (RSF).

La police a détruit les caméras vidéos tandis que plusieurs manifestantes ont été blessées lors de ce rassemblement qui se tenait dans la capitale, Sana'a, indique RSF. Des manifestations de protestation se déroulent régulièrement depuis avril au square Liberté de Sana'a, et des centaines de personnes se sont déplacées pour appuyer le droit démocratique de s'exprimer.

« Le pouvoir a aujourd'hui révélé son visage », a déclaré Tawakkol Karman, directrice de Femmes journalistes sans chaînes. « Chaque semaine, des centaines de citoyens, de journalistes et d'intellectuels se rassemblent pour défendre la libre expression et parler de questions qui leur sont chères. »

Les Femmes journalistes sans chaînes demandent davantage de renseignements sur le journaliste Muhammad Al Maqalih, qui a été enlevé, et la libération des journalistes Fouad Rashed, rédacteur du site web Al Mukallah Press, et Salah Al Saqladi, rédacteur à l'agence de nouvelles « Gulf of Aden ». Elles demandent en outre la réouverture du journal indépendant « Al Ayyam ».

« Nous nous approchons de la fin de la presse indépendante au Yémen », dit RSF. « La volonté des autorités d'interdire ce sit-in hebdomadaire constitue l'ultime étape dans la persécution des journalistes afin d'imposer le black out médiatique sur ce qui se passe dans le pays. »

Plus tôt ce mois-ci, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a lancé sa campagne de journalisme éthique dans un contexte d'appels à la libération des journalistes détenus.

La campagne de la FIJ pour jeter plus de lumière sur les journalistes détenus a été organisée conjointement avec le Syndicat des journalistes du Yémen (SJY), un groupe affilié à la FIJ. Les familles et les partisans des journalistes emprisonnés y ont assisté. Le lancement a aussi attiré l'attention sur le journaliste en formation Iyad Ghanim, qui a été condamné à 18 mois de prison pour avoir filmé une manifestation début juillet à Kersh, dans le sud du pays, rapporte la FIJ.

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