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Un caméraman tué par les forces de l'ordre

(RSF/IFEX) - Le 17 octobre 2011 - Reporters sans frontières a appris la mort, le 16 octobre 2011, d'Abd Al-Ghani al-Bureihi, cameraman pour la chaîne Al-Yemen, tué par les forces de l'ordre quand elles ont ouvert le feu contre des manifestants, lors de vastes rassemblements à Sanaa pour demander le départ du président Ali Abdallah Saleh. Une vingtaine de personnes au total ont été tuées pendant les manifestations ce week-end. La mort d'Abd Al-Ghani porte à six le nombre de journalistes tués au Yémen depuis le début des manifestations démocratiques en février dernier. Elle illustre les dangers auxquels sont exposés les journalistes pour couvrir les événements depuis le début de l'année. Pendant la manifestation du 16 octobre, deux autres cameramen auraient été blessés dont Salah Al-Hatar, d'Al-Jazeera.

L'organisation adresse ses condoléances à la famille du cameraman, à ses proches et collègues, et condamne fermement cet assassinat dont les autorités yéménites doivent répondre. L'organisation renouvelle son appel aux autorités pour mettre un terme aux violences à l'encontre des civils, notamment les professionnels de l'information.

Plusieurs incidents impliquant des journalistes et des médias ont émaillé l'actualité au Yémen ces derniers jours. Selon des informations obtenues par Reporters sans frontières, le journaliste Abd Al-Karim Thaïl, rédacteur en chef du site "3 February", a été arrêté par les forces de l'ordre le 14 octobre 2011 à Sanaa alors qu'il quittait son domicile en compagnie de l'activiste Hamir Al-Muqbili. Le site "3 February" diffuse des contenus sur les révoltes au Yémen.

Le siège de la chaîne privée Al-Saida, à Sanaa, a pris feu lors des affrontements entre les forces de l'ordre et la première division blindée, ralliée aux protestataires. Les dégâts sont nombreux ; une grande partie du matériel a été détruite.

Depuis le retour d'Ali Abdallah Saleh, les chaînes pro-gouvernementales ont lancé une propagande haineuse à l'encontre de plusieurs journalistes, en les accusant de trahison et d'espionnage, ce qui a déclenché une vague d'agressions et violences à l'encontre d'un nombre croissant de journalistes. Le Syndicat des journalistes du Yémen, dans un communiqué récent, a fortement condamné les violences en augmentation à l'encontre des professionnels de l'information de la part des forces fidèles au président Saleh. Le syndicat a qualifié de "carnage" et de "tuerie sans répit" les violences du gouvernement contre la société civile et les journalistes. Le syndicat a de nouveau exigé au gouvernement d'Ali Abdallah Saleh de mettre un terme au ciblage de journalistes.

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