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L'arrestation d'observateurs des médias est troublante et illégale, disent les membres de l'IFEX

Le Coordonnateur de projets du MMPZ, Andrew Moyse, a été arrêté par la police, en même temps que trois autres membres du personnel
Le Coordonnateur de projets du MMPZ, Andrew Moyse, a été arrêté par la police, en même temps que trois autres membres du personnel

SW Radio Africa

Trois membres du Projet de surveillance des médias du Zimbabwe (Media Monitoring Project of Zimbabwe, MMPZ) se retrouvent en prison après avoir présenté un film sur le rôle des médias dans le processus électoral, selon ce que rapportent l'Institut des médias d'Afrique australe (Media Institute of Southern Africa, MISA), ARTICLE 19 et Reporters sans frontières (RSF).

Les trois surveillants sont accusés de distribution de matériel susceptible de « rompre la paix », d'insulte au Président et d'avoir tenu un rassemblement sans en avoir avisé au préalable la police, rapporte le MISA. Non seulement les lois contreviennent-elles aux normes internationales, notamment au droit à la liberté d'expression et d'information, indique ARTICLE 19, mais les arrestations visent clairement à intimider ceux qui font pression pour avoir une presse indépendante dans le pays.

Le 5 décembre, la police a effectué une descente dans les locaux du MMPZ ainsi qu'au domicile du directeur du MMPZ, Andrew Moyse, et procédé à son arrestation (Moyse a par la suite été relâché) et à celles des membres du personnel Molly Chimhanda, Fadzai December et Gilbert Mabusa, selon ce que rapportent les membres de l'IFEX.

Selon le MISA, les membres du MMPZ ont été libérés sous caution, mais l'État a suspendu l'exécution de la caution le 9 décembre et envisage d'interjeter appel de la décision.

Les arrestations font suite à une série de détentions et de manœuvres d'intimidation contre les travailleurs des organisations de médias indépendantes, rapporte ARTICLE 19. Deux journalistes du « Daily News » ont également été détenus pendant plusieurs heures à cause d'un article qu'ils ont publié sur l'état de santé d'un ministre du gouvernement local, indique RSF.

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